Mercredi, 3 juin 2009
Bombardier vient tout juste de publier ses résultats du premier trimestre terminé le 30 avril, et ceux-ci n’annoncent rien de bon pour ses travailleurs de Montréal affectés à la construction des jets d’affaires.
On s’attendait à ce que ces résultats confirment un ralentissement dans le secteur de l’aéronautique, mais on constate maintenant qu’il est pire que prévu. Durant la période de trois mois s’échelonnant du 1er février au 30 avril, Bombardier a livré 75 appareils, dont 43 jet d’affaires. Pour la même période l’année dernière, elle en avait livré 87, dont 58 jets d’affaires.
Mais ce qui plus grave, c’est que ses clients semblent maintenant fuir comme des lapins. Bombardier a reçu 61 annulations de commandes de jets d’affaires durant le trimestre. En incluant les jets commerciaux, les commandes nettes d’avions totalisent seulement 9 appareils pour la période comparativement à 118 l’année dernière.
La crise économique affecte directement les commandes de jets d’affaires, c’est sûr. Un bel exemple, GM dans sa procédure de faillite a demandé au juge la permission d’annuler les contrats de location de ses 7 jets d’affaire.
Bombardier a vu venir le coup. Il y a 4 mois, elle annonçait l’élimination de quelques 3000 postes, dont 1040 emplois précisément affectés à sa division aéronautique de Montréal. Ces coupures seront-elles suffisantes ? Il est permis d’en douter.
L’analyste Fadi Chamoun, d’UBS, écrivait dans un rapport de recherche la semaine dernière que Bombardier pourrait réduire à nouveau sa capacité de production de jets d’affaires, afin de préserver ses liquidités. Les derniers résultats semblent vouloir appuyer sa prédiction. Durant le trimestre, les flux de flux trésorerie nets ont accusé un recul de 817 millions, alors que l’an dernier ils avaient plutôt augmenter de 560 millions.
Nul doute que cette érosion des liquidités est inquiétant. L’annonce des résultats a causé une chute du prix de l’action de 8 %.
Comme la reprise de la demande pour les jets d’affaires n’est pas prévue avant 2010, si ce n’est 2011, les travailleurs de l’aéronautique chez Bombardier pourraient malheureusement faire face à d’autres coupures bientôt.



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[...] Au moment où la presse communautaire lance un débat sur son financement et sa capacité de survie avec une relève qui l’abandonne, les dernières statistiques ont de quoi inquiéter. Nous avions déjà parlé de la faillite de GM ainsi que du rase-motte de Bombardier. [...]
[...] Au moment où la presse communautaire lance un débat sur son financement et sa capacité de survie avec une relève qui l’abandonne, les dernières statistiques ont de quoi inquiéter. Nous avions déjà parlé de la faillite de GM ainsi que du rase-motte de Bombardier. [...]
[...] On se fait bombarder de mauvaises informations touchant l’actualité économique. Après la faillite de GM, les comptables agréés qui accommodent les banques, les courtiers en fonds communs qui nous chargent 2 fois trop cher, voilà que le chroniqueur économique Jean Gagnon nous dévoile les résultats du premier trimestre de Bombardier. [...]