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La survie de la presse écrite menacée

Jeudi, 4 juin 2009

imageLa presse écrite, on le sait, tire ses revenus presque exclusivement de la pub. Les chiffres publiés récemment par la Newspaper Association of America à cet égard sont particulièrement alarmants pour sa survie, comme en fait foi le graphique ci-contre. Cette chute ne date pas d’hier. Elle a débuté en 2006, mais elle ne cesse de s’accélérer.

Au rythme où vont les choses, il est à craindre que bientôt aucun journal ne pourra être imprimé et distribué, les revenus ne pouvant pas compenser les coûts de production.

Ce qui inquiète également, c’est que les ventes de pub par les médias électroniques sont aussi en baisse. Les détails ici.

Les gouvernements ont déployé beaucoup de ressources pour aider les banques et l’industrie automobile au cours des derniers mois. Reste-t-il quelque chose pour les médias ? Les coupures dans le secteur de l’information de Radio-Canada n’ont rien pour encourager.

5 commentaires pourLa survie de la presse écrite menacée

  • Quel est l’impact du marché des quotidiens gratuits sur les recettes publicitaires de La Presse et du Journal de Montréal? Est-ce que ça fait l’affaire de Gesca, Transcontinental et Quebecor si les journalistes professionnels sont mis à pied et que ces nouveaux journaux de pacotille (Metro et 24 heures) utilisent les services d’agences de presse et de représentants de commerce?

    Pourquoi Power Corporation tient-elle à conserver ses quotidiens si ils sont déficitaires? Comme société, devons-nous accepter qu’un empire financier puisse contrôler l’information alors que l’activité n’est pas rentable?

  • Je n’ai pas de statistiques fragmentées comparant l’évolution des revenus publicitaires entre les quotidiens payants et gratuits. Mais intuitivement, je vous dirais que ça m’étonnerait que les grands quotidiens n’aient pas subi une diminution à cause des quotidiens gratuits.

    Est-ce que ça fait l’affaire de Gesca, Transcon et Quebécor ? Ce sont des entreprises capitalistes, donc le premier facteur qu’ils considèrent est la rentabilité. Et celle-ci dépendra de leur capacité à rencontrer la demande du public. Celle-ci continuera d’évoluer. Dans 5 ans, si ce n’est pas avant, probablement que ces quotidiens gratuits auront amorcé leur déclin au profit des nouvelles transmises par téléphone cellulaire. L’avènement des quotidiens gratuits a démontré qu’une partie importante des lecteurs des grands quotidiens n’étaient intéressés que par les deux premiers paragraphes des textes beaucoup plus longs que leur étaient offerts. C’est à ce phénomène que doivent s’adapter autant les entreprises de presse que les journalistes. La nouvelle courte et le contenu plus élaboré doivent se développer parallèlement.

    Pourquoi Power Corp tient-il à conserver ses quotidiens même s’ils sont déficitaires ? Bonne question. Je pense d’abord que l’on pense chez Power que l’on peut éventuellement rentabiliser l’affaire. Mais aussi, quand on est un baron de la presse, on veut le rester, même s’il faut y engouffrer quelques dollars. Power a les moyens d’être patiente.

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