Lundi, 29 juin 2009
Les employés de l’usine de Bombardier Aéronautique à Toronto ont accepté en fin de semaine un nouveau contrat de travail pour une période de 3 ans, même si celui-ci ne comportait aucune amélioration des conditions de travail pour la première année. Ces travailleurs sont principalement affectés à la construction de jets d’affaires dont la demande a chuté au cours de la dernière année.
Chez Air Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente les 6700 agents de bord du transporteur aérien, acceptait la semaine dernière de prolonger la convention collective de 21 mois afin de permettre à la compagnie d’obtenir un nouveau prêt essentiel pour lui éviter la faillite.
Pendant ce temps, les travailleurs du Globe and Mail ont refusé au cours du week end les offres de l’employeur. Les négociations se poursuivront cette semaine. Au Journal de Montréal, le lock-out se poursuit et les deux parties ne semblent pas tenter de se rapprocher, du moins pour l’instant. On sait pourtant que l’industrie des médias traverse une période excessivement tendue et que plusieurs de ses membres pourraient ne pas survivre.
Qui doit-on louanger dans tout ça ? Ceux qui se rangent du côté de l’employeur afin de lui permettre de faire face plus facilement à ses problèmes, ou ceux qui résistent, malgré les risques que cela comporte, afin de ne pas laisser l’employeur profiter, peut-être outrageusement, de la situation ?
Chose certaine, la dynamique de la négociation de conditions de travail entre employeurs et travailleurs durant une période de crise économique n’est plus du tout la même que lors des périodes de prospérité. Surtout pour les travailleurs qui sont inévitablement déchirés entre la crainte de perdre leur emploi et un désir profond d’affirmer leurs droits.



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[...] syndicales? Jean Gagnon se pose sérieusement la question. Mélange de peur et de courage, le climat actuel dans le monde du travail est à la concession, explique-t-il dans sa chronique du 29 juin. Gageons qu’entre individus et grandes [...]
[...] de peur et de courage, l’attitude des travailleurs est trop souvent d’accepter les sacrifices que leur demandent leurs supérieurs, explique-t-il dans sa chronique du 29 juin. Gageons qu’entre individus et grandes [...]
[...] de sa situation économique désastreuse. Devant cette impasse, les syndiqués ont accepté de faire des concessions sur leurs conventions collectives afin de maintenir la compagnie à flot. Malgré ces efforts collectifs, le chroniqueur Jean Gagnon [...]
[...] de sa situation économique désastreuse. Devant cette impasse, les syndiqués ont accepté de faire des concessions sur leurs conventions collectives afin de maintenir la compagnie à flot. Malgré ces efforts collectifs, le chroniqueur Jean Gagnon [...]